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Qu'est-ce qui rend l'entraînement fonctionnel ?

  • Photo du rédacteur: Surimi
    Surimi
  • 3 nov. 2025
  • 4 min de lecture

Je n'ai pas choisi l'entraînement fonctionnel parce que c'était tendance. Je l'ai choisi parce que j'avais besoin d'un corps dans lequel je pouvais vivre à nouveau, pas juste m'entraîner. À un moment donné, j'ai réalisé qu'il y a une différence entre la force de gym et la force de vie. L'une est impressionnante sous une barre. L'autre te permet de monter une colline, porter tes courses, te relever du sol, respirer sans te contracter, ou bouger sans peur. L'entraînement fonctionnel est conçu pour le deuxième type.


Alors, que signifie vraiment "fonctionnel" ?




Le mot « fonctionnel » a été tellement utilisé qu'il a presque perdu son sens. Il a été traité comme une tendance, une étiquette, ou un style d'exercice qui semble non conventionnel. Mais l'entraînement fonctionnel n'est ni une mode passagère ni une catégorie. Il signifie simplement entraîner ton corps d'une manière qui soutient ta façon de vivre, pas juste ta façon de soulever.


Il ne s'agit pas d'isoler un seul muscle. Il s'agit d'améliorer la relation entre les muscles, les articulations, la respiration, l'équilibre, la coordination et le système nerveux. Il apprend au corps à se pencher, pivoter, soulever, pousser, tirer, porter, stabiliser et s'adapter avec confiance. Il améliore la façon dont le corps absorbe, transfère, résiste et récupère de la force. En d'autres termes, il t'entraîne pour la gravité, pas pour les machines.


Et oui, le bodybuilding, le powerlifting et l'haltérophilie peuvent être fonctionnels, mais seulement comme effet secondaire. Leurs objectifs principaux ; esthétique, charge maximale, performance compétitive, sont différents. L'entraînement fonctionnel inverse la priorité : son but est la vie, pas le miroir, pas un podium, pas un record personnel.


La conséquence ? Tu deviens quand même plus forte, tu construis du muscle, tu améliores ta posture et ta confiance, sauf que tu gagnes cela par la capacité, pas par l'apparence. Tu ne t'entraînes pas pour avoir l'air capable. Tu t'entraînes jusqu'à ce que tu le sois. Et grâce à cela, tu finis par avoir belle allure aussi.



Pourquoi l'entraînement musculaire seul ne suffit pas



Tu peux avoir des jambes fortes et te sentir quand même instable en descendant les escaliers.


Tu peux avoir un gros soulevé de terre et avoir quand même du mal à te relever du sol sans utiliser tes mains.


Tu peux avoir des muscles visibles et ressentir quand même de la douleur, de la raideur, ou de l'hésitation à te déplacer dans l'espace.


La force sans fonction est de la décoration. La fonction sans force est de la fragilité. La vraie résilience est le point de rencontre entre les deux.

Le mouvement humain est organisé autour de schémas, pas de muscles. Le système nerveux ne pense pas « activer les biceps ». Il pense « atteindre », « soulever », « pivoter », « stabiliser », « marcher », « s'arrêter », « respirer ». C'est pourquoi l'entraînement fonctionnel utilise des mouvements composés, plusieurs plans de direction, et exige que la stabilité, la mobilité et la force coexistent plutôt que de rivaliser.


Plus ton entraînement répète ce pour quoi le corps est conçu, plus il s'adapte à la vie plutôt qu'aux machines. La science le confirme :



Pour qui est-ce ?

Une randonée au glacier du Mont Miné avec la fibromyalgie


L'entraînement fonctionnel n'est pas réservé à un type de personne. Il est pour quiconque veut un corps qui soutient sa vie au lieu de la limiter, que cela signifie :


  • s'entraîner pour une course

  • récupérer d'une blessure ou d'une chirurgie

  • naviguer la ménopause ou la fatigue chronique

  • soulever un enfant, une valise, ou un sac de terreau

  • construire sa densité osseuse

  • simplement se sentir en sécurité dans le mouvement à nouveau.



Besoins différents, même système d'entraînement.



Ce que l'entraînement fonctionnel n'est pas



Ce n'est pas s'équilibrer sur des objets instables par souci de nouveauté.

Ce n'est pas remplacer la force par des circuits légers de « tonification ».

Ce n'est pas rendre les exercices compliqués pour qu'ils paraissent avancés.

Ce n'est pas une méthode esthétique déguisée en méthode « fonctionnelle ».


Le vrai entraînement fonctionnel a une intention, une progression, un transfert et un but. S'il ne te rend pas plus capable dans le monde réel, ce n'est pas fonctionnel, c'est juste de l'exercice.



Alors comment et par où commence-t-on ?



On commence par rencontrer le corps exactement là où il est, pas là où il était, pas là où on aimerait qu'il soit, et pas là où quelqu'un d'autre pense qu'il devrait être. Le progrès ne commence pas par l'intensité. Il commence par l'honnêteté et la conscience.


  1. Restaure les bases : la respiration, le contrôle articulaire, la capacité de bouger sans se contracter ou avoir peur.

  2. Ajoute progressivement de la charge, défie la stabilité, et construis une force qui peut pivoter, porter, grimper, résister et endurer.


Pas pour l'esthétique.

Pas pour les métriques de performance.

Pour l'autonomie, la capacité de faire à nouveau confiance à ton corps.



Le corps le plus fort n'est pas celui avec le plus de muscle visible.

C'est celui en qui tu as confiance. L'entraînement fonctionnel n'est pas une tendance ou une catégorie de fitness. C'est la façon la plus humaine d'entraîner un corps : pour le mouvement, pour la capacité, pour la vie. Et c'est pourquoi il se trouve au cœur de Rebound, où le mouvement rencontre la médecine, et la force devient liberté.


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